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Une belle lutte en perspective pour cette première partie de Mini Pavois vers Gijon (Espagne) distante de 300 milles. Un sprint pour la distance à parcourir, une véritable partie d’endurance pour le rythme prévu à bord… car ce sont des petits airs le tout dans un régime très perturbé qui sont attendus au large du port de Charente-Maritime et ce, sur l’ensemble du Golfe de Gascogne pour les jours à venir. Des conditions anticycloniques sont attendues sur les prochains jours et l’ensemble des concurrents s’attend à devoir lutter au coude à coude et ce, jusqu’au port espagnol. Car, qu’on se le dise, si le matériel est mis à rude épreuve dans des conditions de vent puissantes et régulières, ce sont les organismes qui sont mis à rude épreuve dans des conditions molles et irrégulières. Micro sieste au poste de barre, réglages permanents, changements de voile pour profiter de la moindre rotation ou du plus petit zéphyr, la différence se fait sur les réglages, l’assiette du bateau sur l’eau et la réactivité du skipper. Tous le savent… Aussi, il faudra puiser dans ses réserves pour sortir son épingle du jeu dans un vent tendance « minimum syndical », un vent qui pourrait être perturbé avec des phénomènes locaux assez imprévisibles. Du coup, cette première partie du parcours version océanique devrait être un hors-d’œuvre potentiellement dur à digérer pour les concurrents et il se pourrait bien que les écarts soient conséquents à l’arrivée dans le port espagnol. Une côte espagnole à surveiller de près car son approche est souvent synonyme d’orages et de surprenants phénomènes côtiers dus à la cordillère Cantabrique toute proche. Il faut savoir que cette chaîne montagneuse – le Pico Tres Mares culmine à 2 648 mètres - s’étend sur 480 km dans la continuité du massif pyrénéen. Orages violents, coups de vent piégeux à l’approche des côtes, zone de calmes tombant la nuit… Les écarts à quelques milles des côtes et de l’arrivée peuvent être conséquents, une fois la difficulté océaniq
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Le marin dunkerquois s'est imposé avec autorité, lundi, sur la Pornichet select 6.50. Thomas Ruyant a pointé en tête de toutes les marques de passage et s'est imposé avec 59 minutes d'avance sur Henry-Paul Schipman, après 47 h de navigation.
PAR FRÉDÉRIC SOURICE
L'an passé, le Nordiste avait déjà inscrit son nom au palmarès de la Pornichet select 6.50. Mais cette victoire n'avait pas la même signification que celle qu'a construite Thomas Ruyant ce week-end. Cette fois, seuls Stéphane Le Diraison et Rémy Aubrun, deux hommes qui comptent sur le circuit « mini », manquaient à l'appel. Les autres cadors ont lutté, mais n'ont pu sérieusement menacer le skipper de Faber France.
Le Dunkerquois s'est imposé presque sans soucis... « Sans soucis techniques en tout cas », corrige Thomas Ruyant. « Du coup, ça m'a permis de me décentrer du bateau et de me concentrer plus sur la météo, les choix stratégiques. Après, ça reste une course dure, en solo, dans les îles bretonnes. On a quand même eu 30 noeuds sur la fin. » Le Nordiste a devancé la concurrence de près d'une heure. Il a surtout le sentiment d'avancer dans la bonne direction. « Je suis content d'avoir gagné. Il y avait de beaux clients. J'ai l'impression que le travail que j'ai fait cet hiver paie. J'étais l'un des gars qui avaient le plus navigué. je suis plus à l'aise sur les manoeuvres. Je travaille aussi sur mon sommeil (1). Là, j'avais toute ma tête pour réfléchir. En fait, c'est un tout qui fait que ça marche bien. » Thomas Ruyant attaquera à l'évidence la Transat 6.50 Charentes-Maritimes - Bahia (Brésil), l'objectif de la saison, en septembre, parmi le cercle des favoris.
D'ici là, il ne va pas avoir le temps de souffler. Le 6 mai, le marin dunkerquois sera au départ du Mini-Pavois. Cette épreuve s'articule autour de deux étapes (800 milles) entre La Rochelle et Gijon, en Espagne. Une nouvelle occasion pour le Nordiste de s'étalonner face à ses futurs adversaires de la Transat 6.50. •
> Classement Porn
Les médias ont parlé de Thomas suite à sa victoire...
Ce matin à 7h18 France Bleu Nord, hier soir France 3 Nord Pas-de-Calais : http://jt.france3.fr/player/regions/?id=b59a_1920, puis www.courseaularge.com, www.seasailsurf.com, www.adonnante.com, la Voix du Nord...
12h04 ce jour, Thomas coupait la ligne d'arrivée de la Select 6.50 en vainqueur. Belle victoire de Thomas qui débute bien sa saison. C'est la quatrième victoire du dunkerquois sur le circuit 6.50.
La Pornichet Sélect 6.50 ne faillira pas encore cette année à sa réputation de course difficile et exigeante. En effet, on dénombre déjà 9 abandons pour cause de collision, d’avarie de safran ou de pilote.
La première nuit s’était pourtant bien déroulée sous un ciel étoilé, avec une petite brise d’Ouest entre 10 et 12 nœuds. Le premier de la flotte, Thomas RUYANT sur Faber France (667), a atteint les Birvideaux à 21 h 50, suivi de près par Fabien DESPRES (Soitec, 617) et Henry-Paul SCHIPMAN (Maisons de l’avenir – Urbatis, 716).Puis ce fut une belle et longue descente sous spi pour toute la flotte vers le sud. Là encore, c’est Faber France qui contourne en pôle position la marque d’eaux saines de Port Bourgenay à 10 h 01 ce matin, talonné par Maisons de l’avenir – Urbatis à 10 h 05 et Défi G.D.E skippé par Nicolas BOIDEVEZI à 10 h 44. Du côté des séries, la tête de flotte est composée de Pogos 2 : c’est Xavier MACAIRE sur son Masoco Bay qui est tête, puis viennent Sébastien ROGUES sur SOLENT et l’italien Riccardo APPOLONI sur Ma vie pour maipei.
La flotte est actuellement en train de remonter sur l’île de Groix, avec un vent de Nord-Ouest de 15-20 nœuds. Il devrait se renforcer dans le courant de la nuit tout en s’orientant Sud-Ouest, suite à l’arrivée d’un nouveau front. Avec les conditions météo prévues, on attend les premiers à partir de lundi après-midi à Pornichet.