
Thomas Ruyant rempile pour une saison sur le circuit des Figaro Bénéteau 2. Il participera pour la...
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« Ce que j’ai appris c’est que le temps perdu ne se rattrape pas ! Que se tirer des balles dans le pied comme j’ai pu le faire sur la seconde étape, ce n’est pas à faire. L’objectif, pour moi, sur les étapes à venir, c’est d’être plus régulier sur les débuts de course. Accrocher un bon paquet pour pouvoir me caler en vitesse. Moi qui suis bizuth, j’ai des progrès à faire à ce niveau là. L’idée c’est de prendre un rythme plus rapidement. Le mien, je n’arrive à le trouver qu’après une ou deux journées. Les mecs qui sont devant sont dans le match tout de suite.
Physiquement aussi, c’est plus dur que sur des transats ou des courses plus longues. On reçoit beaucoup plus. Au classement, mon retard n’est pas rédhibitoire. C’est sûr que j’ai plus d’une heure sur Morgan et Xavier, que chaque minute compte, mais nous ne sommes qu’à la moitié du parcours, il y a encore deux grosses étapes. Rien n‘est encore fait et je vais essayer de me défendre comme je peux. Avec un podium je serai vraiment très content ».
Un erratum, c'est bien Morgan Lagraviere, premier au classement des bizuths et non Phil Shrap. Thomas est à 1h12 du leader vendéen. Ce jour, le dunkerquois va recharger les batteries et répondre aux questions des médias nordistes.
http://classements.lasolitaire.com/classements/beneteau-general.html
36ème ce matin au pointage de 8h30, "Destination Dunkerque" accuse le coup avec 9,5 milles de retard. Thomas Ruyant est en route vers Land's End toujours au près et à un peu plus de 7 noeuds de vitesse. Hélas, le vent faiblit peu à peu sur zone et les leaders ont tendance à toucher plus de pression. Pas de quoi, on imagine atteindre le moral du skipper nordiste qui compte sur un final à rebondissements... Les concurrents sont à 200 milles du but et de la bière irlandaise !
Décidément quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Au pointage de 19h00, Thomas est 42ème. A priori pas de problèmes techniques à bord de « Destination Dunkerque », simplement la dure réalité des retardataires sur la tête de la flotte qui ne bénéficient pas obligatoirement de la même pression du vent. A 150 milles de l’arrivée, le membre de « Dunkerque Plaisance » est à 11,90 milles du leader. Tout reste jouable si un tassement du vent survenait en mer d’Irlande mais il est clair que la partie va être difficile pour le voilier soutenu par la Communauté urbaine de Dunkerque et « Faber France » même si après de longues heures à louvoyer, place à la glisse et au spinacker.
Thomas est 40ème du classement général provisoire de la deuxième étape de la Solitaire du Figaro entre Caen et Dun Laoghaire. Le dunkerquois a tenté cette nuit une option au large afin d’anticiper la bascule de vent au nord-ouest. Pas de chance, cette trajectoire qu’il a été le seul à prendre, n’a pas été judicieuse. « Destination Dunkerque » après le passage du raz Blanchard est donc rentré dans le rang.
Le récit très sympa du doc de la course :
6h du matin. Depuis quelques minutes le sifflement du vent dans les haubans, est monté d'un cran. 30 nœuds. Il fait froid, un froid humide et pénétrant. La côte est toute proche. Dans le jour naissant, derrière le halo des lampadaires, on distingue les façades des maisons. On imagine les gens en train de dormir paisiblement dans un lit douillet. Pour un peu, on les envierait. Car la course est ici dans toute sa dureté. Du vent fort, des courants contraires qu'il faut tenter d'esquiver en rasant les cailloux. Dans la nuit, c'est un jeu dangereux quand on ne peut se fier qu'à la trace du bateau sur l'écran de l'ordinateur. La bouilloire se met à chanter. Un bon café pour chauffer le corps et réactiver les neurones. Les conversations sont rares. Chacun tente de résister tant bien que mal au sommeil. Le froid n'arrange rien. On se recroqueville dans ses pensées embrumées. La convivialité reviendra avec le jour et surtout avec le soleil. D'ici là, il faut garder l'œil ouvert et attentif, les Solitaires comptent sur nous.
Jean-Yves Chauve à bord de GMF Assistance
39ème, une position à laquelle Thomas Ruyant n’est pas habitué. Mais il faut dire que le dunkerquois est en apprentissage et qu’il faudra une bonne Solitaire du Figaro afin de comprendre l’ensemble des subtilités d’un monotype exigeant et faire face à une meute de marins – solitaire de très, très, très haut niveau. Le nordiste n’a pas eu froid aux yeux cette nuit en choisissant de prendre le large du Cotentin, seul à bord de son voilier et surtout seul à prendre cette option. Ses efforts d’anticiper une bascule du vent au Nord-Ouest avant ses adversaires n’auront pas été récompensé. Depuis, « Destination Dunkerque » est rentré dans le rang et aborde une nouvelle nuit de navigation par 25 nœuds de vent mais cette fois bien au large et pas à rase-cailloux. La traversée de la Manche au programme avant certainement une dorsale anticyclonique qui pourrait redistribuer les cartes...