Inaltérable !

127831057_2034550223351055_5966467922721
7N4A6107.jpg

Incassable, inusable, inaltérable ! A l’instar d’un Alex Thomson confronté à la casse et à la délamination de poutres structurantes de son Hugo Boss, et capable, sans jamais mettre fondamentalement entre parenthèses sa course à la victoire, d’effectuer en pleine mer des réparations vitales pour son bateau, Thomas Ruyant, victime lui du bris de son foil bâbord, encaisse le coup du sort, le digère, et avec l’aide de son équipe à terre, adapte son bateau pour poursuivre plus que jamais son Vendée Globe, en compétition, toutes ambitions intactes! Le coup est pourtant rude, et Thomas va devoir dans les prochaines heures, décider d’options drastiques, conserver son foil inutilisable, ou radicalement, s’en débarrasser en le coupant !

Laurent Bourguès, directeur technique de TR Racing ne chôme décidément pas. Dès l’annonce hier dans la nuit de l’avarie survenue sur le foil bâbord de LinkedOut, il a mobilisé une Task Force avec toutes les têtes pensantes ayant présidé à la conception et à la construction de ce foil deuxième génération. Aux côtés de l’architecte Guillaume Verdier, il a rassemblé Antoine Koch, spécialiste des foils, François Pernelle, responsable du bureau d’étude TR Racing, et l’ingénieur naval Hervé Penfornis. Charge à ces hommes de déterminer avec la plus grande exactitude la marche à suivre pour Thomas, toujours confronté aux affres de l’anticyclone au cœur de l’Atlantique Sud.

« Il nous faut dans un premier temps, calculer et mesurer l’état actuel de la structure du foil endommagé » explique Laurent Bourguès. « Guillaume Verdier effectue tous les calculs permettant d’évaluer le niveau de contrainte acceptable par le foil dont le shaft est atteint dans sa structure. Il nous faut évaluer dans les toutes prochaines heures le niveau de risque acceptable à conserver ce foil désormais inutilisable. Thomas l’a rentré à fond, mais à certaines allures, en tribord et au reaching, une partie du foil traine dans l’eau et est donc soumis à de fortes contraintes, surtout à haute vitesse. En cas de rupture, des dommages collatéraux sont à craindre, notamment au niveau du tirant d’outrigger. Si ce risque nous semble trop important, Thomas devra couper le foil. Il dispose de tous les outils pour le faire. A nous, dans cette éventualité de lui préconiser l’endroit où couper, soit en sa partie la plus large au ras de la coque, soit le tip. Nous discutons avec d’autres teams ayant subi ce genre d’avarie afin de donner à Thomas très rapidement tous les éléments de réponse. »

Thomas s’est, depuis la révélation de cette avarie, préparé mentalement à poursuivre sa course avec un seul foil. Sa détermination est intacte, son envie de (très) bien faire, entière. Il sait que statistiquement, son foil tribord est plus important que le bâbord. Il fera le maximum pour le préserver, évitant de le sortir complètement. Il sait que son foil endommagé, même rentré, peut encore lui servir. Même privé de foil, son LinkedOut demeure terriblement puissant, avec notamment ses ballasts capables de lui donner tribord amure toute la puissance dont il a besoin pour performer malgré l’absence du foil. Il va réapprendre très vite son bateau, jouer de l’inclinaison de la quille et de ses combinaisons de voilure pour demeurer, plus que jamais au cœur de l’action et de la compétition de ce Vendée Globe de tous les imprévus.

Contact presse :

AGENCE TB PRESS
Tanguy Blondel
06 88 45 35 36