Alexandre Fayeulle, en immersion !

Un océan Indien virulent pour Thomas Ruyant

Président d’Advens, le premier pure-player français de la cybersécurité, Alexandre Fayeulle vit avec passion et intensité, en totale immersion, le Vendée Globe de Thomas Ruyant. On se souvient que le chef d’entreprise Nordiste avait, à l’occasion du départ de la précédente édition 2016, pris spontanément position et s’était engagé à soutenir le Dunkerquois dans ses projets à venir. Quatre ans de travail et d’engagement plus tard, Alexandre retrouve à terre cette place de témoin concerné des aventures de Thomas. Le projet LinkedOut est l’expression vivante de l’engagement sociétal souhaité par Alexandre dans sa démarche de sponsoring. En offrant le nom, la visibilité, la notoriété du bateau à LinkedOut, il révolutionne le sponsoring Voile tel qu’il est pratiqué en France depuis 3 décennies, en dépassant la recherche pure et exclusive de la notoriété, et en entrainant concrètement et véritablement d’autres entreprises dans son sillage. Entretien au terme de trois semaines de course, d’aventures et de rebondissements avec un chef d’entreprise visionnaire.

La course de Thomas

« Thomas réalise une bonne première partie de course. Il a été gêné dès le départ par des petits problèmes de hook, qui lui ont fait perdre un peu de temps et surtout pas mal d’énergie. Il a dû attendre l’entrée des alizés pour trouver son rythme et enfin exploiter pendant plusieurs jours le potentiel de son foiler, jusqu’à prendre la tête de la course. S’en est suivi une mauvaise passe où tout s’est mal enchaîné jusqu’à ce problème majeur sur son foil bâbord. Paradoxalement, la casse de son foil a mis un terme à cette mauvaise spirale, et en coupant son foil, il s’est recentré sur sa 2ème place et su prendre le recul suffisant pour reprendre sa marche en avant et retrouver le fil de la course. Depuis, je suis très agréablement surpris par ses bonnes performances sur ce bord tribord où il ne peut plus utiliser son foil. Dans des conditions de mer difficiles comme celles qu’il va connaître sur ce bord jusqu’au cap Horn, il y a finalement peu de différences, il n’est en tout cas pas moins rapide que ses poursuivants. Il sera certainement plus handicapé lors de la remontée de l’Atlantique. Mais d’ici là, il y a deux océans à traverser. »

Les ténors au tapis…

« En s’engageant dans cette aventure du Vendée Globe, on accepte d’emblée le corollaire de difficultés et d’avaries inhérentes à cette saga sportive de haut niveau. Je suis déçu des défections pour cause de casse matérielle des ténors de la course, Charal, Corum, Hugo Boss et à présent PRB. J’adore la compétition, et la perte de concurrents directs est vraiment dommage. »

Accro aux classements

« Je suis totalement immergé dans la course, accro aux classements, aux analyses, à la compréhension de ce qui se passe sur l’eau, 24 heures sur 24. On passe par toutes les émotions, de l’euphorie à la frustration, à l’inquiétude, … C’est génial ! »

Le projet LinkedOut sur les rails !

« Je suis très heureux de voir le projet LinkedOut lancé sur de bons rails, malgré la conjoncture économique si défavorable. 9 des candidats au retour à l’emploi ont déjà été embauchés. 13 sont en phase d’entretiens, soutenus par des coachs - bénévoles. 103 opportunités d’emplois ont été offertes sur la plateforme LinkedOut et 66 entreprises y ont déjà déposé des annonces, ce qui est remarquable compte tenu de la situation que nous traversons. Le Vendée Globe offre une belle visibilité au dispositif LinkedOut, il incite au partage de CV, et ça marche ! Il faut aller beaucoup plus loin encore en mobilisant un plus grand nombre d’entreprises pour qu’elles recrutent ces profils différents qui ont des talents. Le Vendée Globe est à l’image de la vie. C’est une longue route souvent chaotique et ce qui est arrivé à Kevin hier, à Thomas il y a quatre ans, est à l’image de la vie. Ce parallèle parle aux personnes en précarité. Cette course leur offre un super shoot d’énergie et d’espoir ! La course au changement en faveur de l’Inclusion que nous avons imaginée est totalement en action ».  

Thomas Ruyant, une inspiration pour Advens

« Pour Advens, cette course est aussi une inspiration, à la fois par la dimension entrepreneuriale du projet de Thomas qui est similaire à la démarche suivie par Advens. On relève des défis, on surmonte des obstacles, on cherche le dépassement, la créativité dans un esprit très déterminé. On assume nos échecs, on les dissèque pour mieux les surmonter. Le Vendée Globe, c’est le profil de la vie. Il procure des émotions dont on se nourrit au quotidien. Et puis le projet LinkedOut nous ouvre les yeux sur notre société, sur notre responsabilité de permettre à chacun d’y trouver sa place. Je suis fier de l’engagement de 15 de nos collaborateurs en tant que bénévoles coachs, ils nous partagent leur quotidien et celui de leurs candidats, avec toutes les difficultés auxquelles ils font face, ainsi que les victoires, mêmes petites mais qui permettent d’avancer. Ils sont aussi très inspirants et nous éveillent sur l’urgence d’agir et de nous engager, chacun à notre mesure ! »
 

Un océan Indien bien virulent ! Le moins que l’on puisse dire est que l’entrée dans les mers sud Sud aura été d’une rare brutalité pour les concurrents solitaires du Vendée Globe. A une dépression très creuse subie dès l’atterrissage sous les côtes africaines, succède aujourd’hui un nouvel épisode très venté, en cette partie du globe où la mer tourbillonne et bouillonne sous l’effet de poussées contradictoires entre masses d’air occidentales et courants descendus de l’Est Africain. Au programme pour le trio de tête toujours emmené par Charlie Dalin, et ses 200 et quelques milles d’avance sur Thomas Ruyant, la sempiternelle recherche du bon compromis entre vitesse et préservation du bateau, entre vent soutenu, mais pas trop, vers les zones les moins agitées par les courants. Equations fort ardues à résoudre pour des marins encore hantés par le drame, heureusement conclu, qu’a connu Kevin Escoffier. Toujours en tribord amure, appuyé sur son côté privé de foil, Thomas Ruyant, qui a paré le cap de Bonne Espérance hier après midi à 14h41 après 23 jours et 21 minutes de course, (soit 14 heures et 30 minutes après le leader Charlie Dalin), fait mieux que tirer son épingle du jeu. Il a toute la nuit fait jeu égal avec le leader, et contenu les assauts insistants de Louis Burton, calé en bordure de la Zone d’Exclusion des Glaces en son Sud, et rapide dans le fort vent d’Ouest qui le contraint ce matin à empanner sur une route moins efficace que celle suivie par LinkedOut. Objectif du jour, prolonger ce bord vers l’Est, à l’avant de cette nouvelle dépression centrée très Sud, vers des mers mieux rangées, moins inconfortable pour le marin et moins pénible pour la machine, et propices à accélérer quand les poursuivants de ce trio devront à leur tour gérer les creux de 5 mètres et plus enregistrés par Thomas la nuit dernière.

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