Au bonheur des foilers

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Une fois n'est pas coutume, les conditions météos prévues pour le départ demain dimanche 12 juin de la seconde édition de la Vendée Arctique semblent taillées sur mesure pour les Imoca à foils. Du vent, soutenu entre 15 et 20 noeuds, orienté au Nord, pour une allure de reaching plus ou moins lofée, sur une mer à peine dérangée par la houle, et de belles promesses de vitesse et de vol pour les voiliers construits, à l'instar de LinkedOut, pour échapper à l'apesanteur. Thomas Ruyant, déjà bien isolé dans sa bulle de concentration, s'en réjouit. Tous les ingrédients d'une belle épreuve majuscule semblent réunis pour raconter une belle histoire de sport, de mer, d'aventure et de marins. "Le contournement de l'Islande est bien au programme » glisse-t'il avec délectation. "Nous allons l'aborder par l'Est, à l'issue d'une belle remontée aux allures majoritairement portantes. Nous reviendrons vers l'Europe également poussés par le vent. Il y aura, entre temps, eu quelques épisodes délicats, matérialisés par, d'entrée de jeu, dès les premières 24 heures, une langue anticyclonique à traverser, puis de petits épisodes dépressionnaires qui permettront regroupements et relances du jeu au sein d'une flotte homogène et très compétitive."

 

Thomas Ruyant retrouve avec une certaine jubilation l'atmosphère des grands rendez-vous océaniques, Vendée Globe ou Route du Rhum. "Le public Sablais est bien présent. Nous arpentons les pontons du Vendée Globe, et nous partons dans l'inconnue... autant d'éléments qui font déjà monter l'adrénaline. Le départ se fera sous haute tension. Il faudra être devant tout de suite et un départ volé pourrait couter très cher." Ronan Deshayes, Lucas Montagne et Pierre Deanjean constituent comme à l'accoutumée la garde rapprochée de LinkedOut. Ils seront les derniers à quitter le bord peu avant 17 heures, quitte à se jeter à l'eau si l'état de la mer ne permet pas un accostage sécure du bateau. Thomas entrera alors en solitude, pour un long et éblouissant sprint de 10 à 11 jours...

 

 

A noter :

Les 25 skippers engagés contourneront l'Islande par l’est. 

Une porte a été positionnée à la hauteur du point le plus oriental de l’Islande, la toute petite île appelée Hvalbakur, d’une superficie d’un hectare et haute de 5 mètres au mieux. Un waypoint virtuel a été positionné à 7,1 milles dans l’est. Si les conditions venaient à se dégrader, les skippers descendraient, après avoir passé la porte, en direction d'un autre waypoint positionné au centre de l’Atlantique Nord, dans le nord des Açores. En cas de changement de plan, les skippers seront prévenus au plus tard 150 milles avant leur arrivée sur cette porte.

 

 

PHOTO : Pierre Bouras

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