Des satisfactions, des déceptions, aucun regret…

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Thomas Ruyant vient d’amarrer son voilier LinkedOut, accéléré par Advens, aux pontons des Sables d’Olonne, mettant un terme à cette singulière édition de la Vendée Arctique Les Sables. Son beau rêve de contourner l’Islande, l’île mystérieuse, s’est mué en un improbable arrêt-visite d’un fjord désolé, et la confrontation tant attendue amorcée lors du premier tronçon de l’épreuve, lutte à ultra haute intensité, a hélas tourné court. Thomas ne fera pas cette année le tour de l’Islande. Avec cette belle troisième place, il rentre en Vendée armé d’une vision plus acérée que jamais sur la bonne manière d’appréhender son foiler.

Du sport de très très haut niveau.

L’ébouriffant sprint aéro-glissé de la première nuit de course aura marqué les esprits de tous ses acteurs. « Il a fallu avoir le coeur très bien accroché » raconte Thomas. « Des pointes à 38 noeuds, un engagement total, des protagonistes oublieux de la pédale de frein… Le départ a été tonitruant, d’un niveau d’intensité que je n’avais jamais connu. Comme on s’y attendait, car c’est le propre de ce parcours, les zones de transition ont joué les arbitres. Apivia dispose d’un plus, avec ses grands foils qui lui permettent de démarrer plus rapidement. Cette physionomie de course était taillée pour lui. C’est forcément un peu frustrant pour les autres. J’ai fait ma course, avec quelques erreurs peut-être dans mes choix de voiles, et peu de réussite en sortie du front, là où les choses se sont jouées à quelques hectomètres. Je suis heureux de l’engagement que j’ai mis dans ces 4 jours et demi de course.  On est dans le match. Je ne me contente pas de cette troisième place, car nos ambitions sont ailleurs. Je retiens que le niveau général ne cesse de monter et il faudra désormais compter sur de plus en plus de protagonistes en capacité de tenir le train infernal de nos bateaux même si nous sommes quelques-uns à avoir une longueur d’avance. Nos foilers sont d’une exigence extrême. On s’y habitue et on continue de pousser le curseur de la performance… »

Un long convoyage en flotte

« Nous retiendrons tous cet étrange épisode qui a vu la flotte des Imocas revenir groupée et en convoyage vers Les Sables. Vision étonnante. On est parti tranquillement d’Islande, et on s’est pris au jeu pour arriver groupés demain matin. Je suis déçu de ne pas avoir bouclé le parcours, mais je n’ai pas de regret. Les changements météos sous le cercle polaire Arctique sont d’une grande brutalité, que les fichiers météos n’appréhendent qu’imparfaitement, par faute de données sur place. Dans le Grand Sud, de telles conditions s’anticipent, et les océans australs nous ménagent d’immenses espaces pour nous évader. Ce n’est pas le cas dans le Nord Atlantique. La Direction de Course a été confrontée à des choix cornéliens. Les bonnes décisions ne sont jamais faciles à prendre. Certes les voiliers leaders auraient pu tourner autour de l’île glacée, mais pour ensuite tomber dans des conditions dantesques. Donc, pas de regret. »

Un été contrasté

« Je vais me ressourcer dans les Pyrénées en juillet, avec beaucoup de marches et d’oxygénation au programme. Puis, très vite, retour à bord de LinkedOut pour multiplier les navigations. Je ramène un bateau en parfait état. Nous allons alterner entre opérations de Relations Publiques, rencontres avec les candidats LinkedOut qui recherchent un emploi et sorties studieuses avec l’équipe de TR Racing. J’ai beaucoup navigué en solo depuis le début de l’année, et il importe cet été de partager mes ressentis avec l’équipe afin de préparer au mieux le Défi Azimut mi-septembre et la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. TR Racing sera également toujours totalement concentré sur la construction de notre nouveau monocoque, Advens 2, qui se poursuit parfaitement à Lorient et dans un bon timing pour une mise à l’eau début 2023. »

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