Ruyant en osmose

unnamed (2).jpg

Trois ans de course, un Vendée Globe, deux Transats Jacques Vabre, dont une victorieuse en 2021, au départ de toutes les épreuves du circuit Imoca depuis 2019, année de son lancement, l’Imoca LinkedOut atteint, à la veille du départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, l’apogée de son développement. Mieux, la symbiose entre son skipper Thomas Ruyant et la machine est achevée, dans les détails les plus intimes qui lient désormais le marin et son voilier. Pour leur dernière course ensemble, pour l’équipe qui n’a eu, trois années durant, de cesse d’améliorer, de peaufiner, d’optimiser tous les compartiments d’expression du foiler signé Guillaume Verdier, pour un partenaire, Advens, qui a su renouveler l’expression du sponsoring sportif en poussant sous les projecteurs médiatiques une cause sociétale, LinkedOut, Thomas le Nordiste se sent investi. Investi d’un devoir de performance, investi d’une envie de l’emporter, mais par dessus tout, investi d’une obligation presque sacrée de tirer mille après mille la quintessence de tout le travail patiemment, progressivement mis au point sur son voilier de l’extrême.
 
Boucler le cycle

« Toute l’équipe est convaincue qu’une belle performance est à notre portée. On a cherché l’excellence dans les moindres détails. LinkedOut est ultra prêt ! On le maitrise dans toutes ses subtilités. Nous savons tous que le niveau de jeu a fortement augmenté au sein de la Classe Imoca, et tout le monde navigue plus vite, avec plus d’engagement.  Chacun a progressé. Il y a  énormément de clients sérieux, aboutis comme nous, ou qui arrivent avec des voiliers dernier cri. Il est certain que la bonne connaissance et la fiabilité feront la différence. Mais tout le monde travaille fort dans cette classe. Nous sommes nous aussi montés en puissance, grâce entre autre à Morgan Lagravière. Nous sommes sur une fin de cycle avec notre plan Verdier, indiscutablement l’un des meilleurs bateaux de la flotte. Toute l’équipe et moi-même voulons absolument bien finir l’histoire, boucler le cycle, avant de passer à notre nouveau foiler, Advens 2 actuellement en construction. On a jamais été aussi prêt, jamais eu autant de cartes en mains pour bien faire les choses. »
 
Pas de train-train à venir

« La météo annoncée pourrait offrir pas mal d’option dès le départ, et donc une course assez dispersée. Pour la première fois, on aura du mal à anticiper, à savoir où mettre les curseurs de l’exigence. Des écarts peuvent se faire selon les aptitudes à attaquer d’emblée dans des conditions annoncées ardues. On s’attend à une entrée en matière difficile. Il faudra savoir quand accélérer, mais aussi quand ralentir. Au près, au reaching, nos bateaux s’emballent vite. Il est important de savoir maitriser sa machine. Les foilers permettent d’aller vite dans le gros temps, tout en amortissant certains chocs. »

Une équipe météo structurée et à sa main

Thomas s’est entourée pour cette dernière course de LinkedOut d’une équipe complice, soudée et complémentaire, pour l’aider à tracer sa route météorologique vers Pointe à Pitre. « On a une équipe qui se connait parfaitement, qui me connait et maitrise les points critiques du bateau. Ma cellule météo sera ainsi composée de notre spécialiste Christian Dumard, qui échangera avec notre boat captain Ronan Deshayes, lui-même très au fait des problématiques météo et qui apportera sa parfaite connaissance du bateau. Morgan Lagravière est toujours très proche de nous et ses conseils seront précieux. »
 
Au programme…

« Nous quitterons samedi les pontons de Saint Malo pour une dernière nuit au mouillage devant Dinard. Mes supporters arrivent, du Nord, de la Région Parisienne et de Bretagne. Ils vont mettre le feu aux écluses (Rires). J’attends ce moment avec impatience. Je ne rejoindrai le bord que dimanche matin, pour rallier l’immense ligne de départ devant la pointe du Grouin. Cette ligne est séparée en segments pour chaque classe, qui s’élanceront toutes à 13 heure s 02. Il y aura du vent, 25 noeuds de secteur Sud Ouest, avec des grains, des virements de bord à réaliser pour toute la flotte, des croisements avec les autres classes dans un étroit couloir d’évolutions vers la marque du cap Fréhel. Ce sera tendu. »
 
Une quête de trajectoires

« Très vite, l’état de la mer, dans la nuit de dimanche à lundi et toute la journée de lundi, va se dégrader, avec des creux de 6 mètres et plus, avec une fréquence assez courte. Ce sera viril, au près, avec des trajectoires Ouest Sud Ouest à gérer au mieux. De l’intensité dès le départ, mais à savoir maitriser avec le bon curseur de vitesse et la meilleur trajectoire. »

Contact presse :

AGENCE TB PRESS
Tanguy Blondel
06 88 45 35 36
agence@tbpress.fr