Ruyant se place !

C’est une première nuit de course bien mouvementée qu’a connue Thomas Ruyant. Il a accompagné jusqu’en milieu de nuit la rotation et le renforcement du vent au Sud, puis Sud Ouest en soignant sa trajectoire en direction du point choisi pour virer de bord, ce matin sans doute, et retrouver une route plus directe et plus efficace en gain sur la route.

 

C’est en enroulant la voile d’avant utilisée depuis le départ qu’un premier incident est survenu, quand au moment de passer sous J2, ce solent polyvalent adapté aux conditions du jour, le code zero s’est déhooké, s’est décrochée de son ancrage au mât. Thomas a dû lutter un long moment pour l’affaler et constater les légers dégâts occasionnés et qui nécessiteront, à la première accalmie, un examen à la fois du hook et une petite réparation  sur une plaque de sortie de goulotte de drisse qu’il lui faudra recoller. Des petites misères techniques comme tout marin lancé dans l’immense aventure d’un tour du monde, en course es en solitaire, est amené à gérer, sans jamais freiner toutefois sa belle progression. Thomas navigue en effet ce matin en bonne position pour négocier la bascule attendue au Nord Ouest. Tribord amure, il sera en mesure de revenir à belle allure, si toutefois l’état de la mer le permet, sur une route au Sud plus rapprochante. Les classements  du matin s’en trouveront bouleversés, retrouvant une cohérence plus compréhensible pour le grand public, avec les foilers dernière génération  en réalité bien en tête de ce Vendée Globe, même si ce sont pour l’heure les voiliers les plus au sud et les plus proches de l’orthodromie qui bénéficient de classements flatteurs réalisés en fonction de leur positionnement par rapport à la route directe.

 

Ce début de semaine entamé tambour battant inaugure d’épisodes musclés à venir. Un nouveau front est étalé du Portugal à l’Islande, que les solitaires vont devoir traverser. Le vent va forcir, pour atteindre les 40 noeuds en rafales, sur une mer annoncée particulièrement creusée et désordonnée. Il faudra pourtant faire preuve d’une grande lucidité pour enchainer dans le bon tempo les virements de bord nécessaires pour traverser cette zone de turbulence. En l’absence d’alizés Portugais, l’heure n’est point à la glissade, mais bien à la lutte face aux éléments. Une configuration qui va d’emblée solliciter hommes et matériels et grand est le risque de voir s’établir une première sélection due à la casse.

Photo : Pierre Bouras

 

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