Une première semaine pleine de péripéties !

Certes, le bilan comptable des 7 premiers jours de course est pour le moins mitigé à bord d’Advens for Cybersecurity. Compétiteurs engagés, Thomas Ruyant et Antoine Koch ne sont pas marins à prétexter la jeunesse de leur tout nouveau plan Verdier mis à l’eau en septembre dernier, pour justifier ce matin leur 13ème place. Contraints, on s’en souvient, dès le premier soir de course à faire escale à Cherbourg pour récupérer un vérin de pilote automatique, l’arrêt obligatoire de 4 heures imposé par le règlement se soldait pour eux en sortie de Manche par un débours de plus de 130 milles sur la tête de la flotte.

La donne météo s’en trouvait alors bien modifiée pour les deux hommes qui choisissaient, entre l’aventure plein Ouest suivie par 4 voiliers dans le sillage de Maitre Coq, et une incertaine, dorsale anticyclonique oblige, route au Sud, une voie intermédiaire. Cette option ne leur a pas épargné hier les affres des calmes de cette même dorsale alanguie vers l’Ouest, et qui a, toute la journée, accompagné Advens for Cybersecurity dans sa progression vers le Sud. 


C’est après minuit que Thomas et Antoine bénéficiaient enfin, at long last, de la bascule du vent au secteur Nord Ouest. Ils pouvaient empanner, changer d’amure, pour franchement accélérer en bâbord et renouer depuis ce matin avec les très hautes vitesses. 13ème au classement général provisoire, Advens for Cybersecurity s’est recalé devant le gruppetto des « Occidentaux d’hier ».  Il dispute à Maitre Coq le leadership des 17 voiliers hier encore bloqués par la dorsale. 
Rejoindre le groupe leader des 11 Imoca qui ont déjà laissé les Canaries dans leur tableau arrière est bien la gageure tenue ce matin par Thomas et Antoine, les plus rapides de la flotte avec plus de 20 milles avalés lors la dernière heure écoulée. A 437 milles du leader Charal, l’addition est salée. Il reste à Thomas et Antoine les deux tiers du parcours vers Salvador de Bahia pour revenir dans le jeu, et poursuivre, c’est bien leur objectif ultime, l’apprentissage de leur joli prototype à foils.

© 2019 THOMAS RUYANT